OTTAWA _ Le premier ministre Stephen Harper n'a eu rien de neuf à offrir
dans sa réplique au discours du Trône livré la semaine dernière, selon les
chefs d'opposition.
Ils ont profité de leurs répliques pour reprendre leurs critiques du
discours du Trône, du budget et du gouvernement, mais M. Harper a choisi de
ne répondre à aucune de ces critiques.
Les attaques les plus virulentes sont d'ailleurs venues de la part du chef
du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui a soutenu que l'option fédéraliste
était un "arbre pourri" pour le Québec, "le recul assuré".
Citant au passage les positions des conservateurs sur l'environnement, les
sables bitumineux, la justice, la langue et la culture, M. Duceppe a réitéré
qu'Ottawa nuisait aux intérêts du Québec.
Le leader bloquiste a dénoncé que le gouvernement voulait réduire le poids
politique de la province, qu'il refusait de la dédommager pour
l'harmonisation de sa taxe de vente et qu'il souhaitait imposer un organisme
pancanadien de réglementation des valeurs mobilières.
M. Harper, de son côté, a choisi d'utiliser la majeure partie des 30
minutes de son discours à la Chambre des communes pour rappeler les succès
des athlètes canadiens aux Jeux olympiques de Vancouver, de l'aide apportée à
HaJiti, de la mission en Afghanistan et de son plan de relance économique.
Quant à sa vision pour l'avenir du pays, il a simplement rappelé qu'il
entend diminuer le déficit en imposant des réductions des dépenses
gouvernementales.
Répondant au premier ministre, le chef libéral Michael Ignatieff a fait
remarquer qu'il n'avait rien entendu pour expliquer la prorogation imposée en
décembre par le gouvernement conservateur.
Selon M. Ignatieff, le discours du Trône était décevant et superflu, ne
servant qu'à réparer les pots cassés de la prorogation.
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